Black wave
01 juil. 2007... déjà 13:39 | Permalien
Interpol, Our love to admire
Depuis sa création en 98, Interpol aura fait couler beaucoup d'encre. Réminiscence morveuse de Joy Division ou autre Chameleons pour certains, fer de lance du renouveau Post-punk pour d'autres, le groupe n'a pas franchement fait l'unanimité. Le troisième opus Our love to admire pourrait bien mettre un terme aux querelles de chiffonniers.
Dès l'ouverture, Pioneer to the falls donne le ton : élégiaque, ténébreux, "racé" pourrait-on même dire à la vue de la pochette (Ahh ! les sorties scolaires au muséum d'histoire naturelle...), et cette qualité d'écriture se retrouve sur les deux morceaux suivants. Puis le ton monte sur Heinrich Maneuver, premier single annoncé, qui m'avait quelque peu laissé sur ma faim lors de la pré-écoute, mais qui, remis dans le contexte de l'album, prend une tonalité assez séduisante. Sans reprendre son souffle, il s'enchaîne sur la rythmique mécanique d'un Mammoth implacable.
Je ne vais pas passer tous les morceaux en revue, mais en résumé le reste de l'album est du même acabit et atterrit sur un Lighthouse stuporeux (interprété sur une vieille guitare oxydée) aux relents floydiens.
No I in threeseome
Surfant sur la même vague, Editors sort également en ce moment son deuxième album, An end has a start. Il y a un an à la même époque, je découvrais ce groupe sur la scène Kerouac des Vieilles Charrues. La voix du chanteur avait littéralement envouté la foule, et même si je n'avais pas retrouvé autant d'intensité sur l'album, les mélodies de The Back Room m'avaient accompagnées une bonne partie de l'été 2006.
Le nouvel album s'offre encore quelques belles envolées lyriques, mais on en ressort avec la vague déception de ne pas avoir atteint certains sommets du premier, la fièvre d'un Camera ou l'efficacité d'un All Sparks par exemple.
Smokers outside the hospital doors, le premier clip tiré du dernier album
Et pour le plaisir, Camera, sur le premier album The back room...
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