Merci UNKLE Tom, merci...
25 juil. 2007... déjà 00:52
UNKLE est un groupe qui n'a jamais quitté ma discothèque depuis les heures glorieuses du Trip-Hop. Quand les gens me demandent "C'est quoi le trip-hop ?" j'aime bien raconter que c'est une sorte de vinaigrette dont la recette a été élaborée dans les sous-sols des clubs de Bristol à la fin des années 80. Les ingrédients venaient d'un peu partout dans le monde (Jamaïque, Etats-Unis, Angleterre...), et leur savant mélange d'influences, allant du Rock au hip-hop en passant par le reggae ou le blues, a donné naissance à ce nouveau courant musical. Le dernier véritable courant musical à mon sens. Le premier collectif s'est appelé Wild Bunch (avant de devenir Massive Attack) puis d'autres groupes ont suivi, déclinant la sauce trip-hop sous diverses formes (Easy-listening, Downtempo, Dub...)
Le collectif UNKLE, initié par James Lavelle accompagné du brillantissime DJ Shadow, est toujours resté fidèle au manifeste fondateur, à savoir des rythmiques bien balancées flirtant allègrement avec des guitares électriques, et souvent enrobées d'arrangement de cordes ciselés à la perfection, l'ensemble baignant dans une mélancolie plus ou moins obscure (souvent plus que mois d'ailleurs). Ce qui ne l'a pas empêché d'y apporter une bonne dose d'ingéniosité. Et ce qui fait par dessus tout la rareté et la valeur des compositions d'UNKLE, c'est la pléthore d'invités, et pas des moindres, qui viennent prêter leur voix : Thom Yorke, Mike D (Beastie Boys), Richard Ashcroft, Ian Brown (Stone Roses)...
Bon et le nouvel album alors ? Eh bien il est un peu différent, mais indéniablement très bon. Comme le laissent pressentir les nuances sanguines de la pochette (signée par 3D...), le ton s'est un peu durci, beaucoup plus rock. La production de Chris Goss et les guitares de Josh Home (Queens of the stone age) n'y sont certainement pas pour rien. Les riffs sont incisifs, mais les parties vocales ne s'en trouvent que plus mélodiques encore. Et quelles voix ! The Duke Spirit, Josh Home, 3D, Ian Astburry (The Cult), Gavin Clark (Clayhill)... L'ensemble est d'une cohérence parfaite et s'inscrit d'ores et déjà (et une fois de plus) parmi les meilleurs albums de l'année (et de ma discothèque).
Bon, j'arrête mes palabres, pour vous laisser écouter un peu...
Pour commencer, un de mes titres préférés de l'album : Keys to the kingdom.
Le clip du premier titre extrait de War Stories : Burn My Shadow (feat. Ian Astburry)... Où l'on voit le Dr Kowacz sacrément dans la merde !
Et pour le plaisir, Rabbit in your headlights (feat. Thom Yorke) extrait du premier album Psyence Fiction, quelque peu dérangeant (d'où la censure lors de sa sortie) mais à voir absolument !
PS : Le bonhomme qui joue aux quilles avec les voitures, c'est l'acteur français Denis Lavant.
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